J'avais fini les cours depuis pas mal de temps, le ciel commençait à s'assombrir. J'occupais mon temps un maximum, à marcher dans les rues de Paris, essayant de repousser le moment où je devrais rentrer chez moi. Il était plus de 22h, mon ventre gargouillait depuis presque une heure, c'est résignée par la fatigue et la faim que je décidais de me dirigée vers l'appartement. C'est ainsi que je l'ai rencontré. Il n'était pas forcément beau garçon et pourtant quelque chose en lui m'attirait.
Plusieurs jours passèrent, et chaque fois, nous nous croisions au même croisement de rue. Tout les jours je prenais un banc plus proche de lui et l'observais jusqu'à ce qu'il parte. Nous étions presque à la fin du mois lorsqu'il vint vers moi. Il était grand, les cheveux ébouriffés, courts et noirs. Il avait des yeux d'un gris hypnotisant, éblouissants.
_ Salut tu t'appelle comment ?
Sa voix me sortie de mes rêves, il venait de me parler.
_ euh, je euh.... Je m'appelle Sarah, oui je m'appelle Sarah. Répétais-je.
_ Je te vois traîner ici tous les soirs, tu fais quoi là ?
_ Rien. Répondais-je bêtement.
Après ce soir là, nous nous retrouvions toujours sur le même banc. Ensemble nous parlions de tout et de rien. Une fois je lui confiais mes problèmes, et un autre moment on parlait du temps, de la politique, ou encore de notre journée.
Nous avons très vite sympathisé. Il était doux et attentionné. Tous ce que je pouvais espérer d'un mec. Je me rendis vite compte que j'éprouvais de plus en plus de sentiments à son égard, n'osant pas lui avouer de peur qu'il me prenne pour une folle.
Nous étions en weekend, une fois de plus je venais de m'engueuler avec mon père. J'étais sortais de chez moi, et me dirigeais vers notre banc. Je n'espérais pas le voir. Il m'avait prévenu qu'il serait en déplacement, et pourtant lorsque je suis arrivée, il était là.
Surprit, il s'attendait certainement pas à me voir arriver.
_ Tu ne devais pas être en déplacement ?
_ Changement de dernière minute. Répondit-il.
_ Ah, ok.
_ Et toi, qu'est-ce que tu fait là ?
_ Rien.
Il se retournait vers moi, me regardait fixement dans les yeux. Nos lèvres c'étaient rapprochée. Il m'embrassait. [...]

